Échelle Humaine

Édition 2026

4 jours de festival
Du 17 au 20 sept. 2026

Dans 4 mois

Jeudi 19h - 22h

Vendredi 19h - 22h

Samedi 15h - 22h

Dimanche 11h30 - 20h

Les artistes de cette 9e édition du festival Échelle Humaine font du temps de la représentation un espace de partage, traversé d’expériences et de présences qui les habitent, parfois les hantent.

Leurs corps ouvrent un chemin vers des figures, des histoires et des événements oubliés ou inachevés. Par la danse et la performance, les artistes font surgir ces latences pour nourrir des imaginaires collectifs, à la fois fugaces et ardents.

En partenariat avec le Festival d’Automne, Lafayette Anticipations présente This resting, patience (2024) de la chorégraphe Ewa Dziarnowska, pour une première française. Épaulée au plateau par l’interprète Leah Marojević,  Dziarnowska élabore une danse par laquelle les gestes, comme le temps, s’étirent et se bouclent. De nouvelles coordonnées se dessinent en faveur de relations tissées par la tendresse et l’attention portées entre les interprètes et les publics qui deviennent témoins d’une cérémonie spectrale. 

L’artiste Tai Shani nous plonge dans une séance d’écoute inédite, avec sa nouvelle pièce sonore, M.I.A.S.M.A. The 12 Choruses for Antigone. Un chœur de douze chanteuses portent un texte de Shani qui revisite le mythe d’Antigone au regard de catastrophes humaines et environnementales contemporaines. La figure révolutionnaire d’Antigone incarne un message de résistance et d’amour radical auquel l’artiste donne voix, sur une composition musicale d’Aga Ujma, produite par Maxwell Sterling. 

Également au premier étage de la Fondation, lae danseur·euse et chorégraphe Catol Teixeira présente son nouveau solo ODE (2025), qui renoue avec les traces de danses abandonnées au fil du temps. Le solo se compose ainsi à partir de fragments, de protocoles et d’expérimentations chorégraphiques demeurés en suspens et auxquels l’artiste accorde une seconde vie. 

Le Ciel (3e étage) accueille la « séance fictive » activée lors de Figuring Age conçu par le duo d’artistes Boglárka Börcsök et Andreas Bolm. À cette occasion, les artistes ravivent un pan méconnu de l’Histoire : celui de la danse moderne en Hongrie dans les années 1930. Venant à la rencontre de trois des dernières danseuses de l’époque, désormais âgées entre 90 et 101 ans, les artistes recueillent leurs souvenirs qui deviennent matière à un jeu d’incarnation, subtil et poignant, porté par Börcsök.

 Ces imaginaires se déploient aussi lors de rencontres ouvertes au public.

Un temps de projection et d’échange avec l’artiste et réalisatrice Laura Huertas Millán permet de revenir sur les dix ans de son film Soleil Noir (2016). Porté sur la protagoniste, Antonia, une chanteuse lyrique en réhabilitation suite à une tentative de suicide, le film mêle fiction, auto-ethnographie et musique pour esquisser le portrait d’une artiste revenant parmi les vivant·es.

L’atelier de pratique mené par la danseuse, documentariste sonore et autrice Myriam Rabah-Konaté permet de découvrir sa démarche artistique située au croisement de la danse improvisée, de la cartographie sensible et de la création sonore - autant d’outils pour faire vibrer ce qui disparaît. 

Programmation : Madeleine Planeix-Crocker
En partenariat avec Libération.

Visuel de couverture : Ewa Dziarnowska, This resting, patience (2024) © Spyros Rennt

Jeudi 19h - 22h

Vendredi 19h - 22h

Samedi 15h - 22h

Dimanche 11h30 - 20h