© Pierre Antoine

Telluric Pendulum

Date : 2021
Technique : Argile, cire
Courtesy : Courtesy de l’artiste, Galerie Eva Presenhuber, Zurich/New York et C L E A R I N G New York/Brussels

Ce jardin-terrasse invite les visiteur·euse·s à retrouver un rapport au temps à l’échelle de la nature et du cosmos. Jusqu’à la révolution industrielle au XIXe siècle, la mesure du temps reposait sur l’observation des phénomènes naturels. Puis, le besoin de cadencer la durée de travail et les progrès techniques ont introduit le quartz dans l'horlogerie en 1930.

Au centre se dresse un vaisseau dédié à la temporalité plus lente du criquet Magicicada, dont la larve éclot tous les dix-sept ans. Le criquet est un motif récurrent dans l'œuvre de Jean-Marie Appriou, intéressé par son caractère effrayant dans les récits antiques et bibliques, et son allure joyeuse.

Dans cette fresque, il est élevé au rang des géants cosmiques. Jean-Marie Appriou s’empare de la technique ancestrale du bas-relief pour présenter une scène épique, annonciatrice d’une civilisation d’un nouveau genre.

© Pierre Antoine

Carnet de production

La Fondation conserve et documente les traces des œuvres à différents stades de leur réalisation (esquisses, maquettes, prototypes, etc.).
Le bâtiment de Lafayette Anticipations, un retable géant

Jean-Marie Appriou projette des images dans son environnement pour y prendre place. Le sculpteur associe la verticalité des espaces de Lafayette Anticipations à un retable, dont la lecture traditionnellement horizontale serait renversée. Chaque étage de la Fondation serait alors dédié à la représentation d'une scène d'un univers spirituel inédit. Jean-Marie Appriou se réfère aux œuvres de Jérôme Bosch.

30 avril 2020
L'argile, source créatrice
Cette exposition est l’occasion de montrer “les fantômes”. Je sculpte toutes les œuvres d’abord en terre, puis elles sont moulées, et enfin les terres sont détruites et disparaissent, mais on peut mouiller la terre et la retravailler indéfiniment tant qu’elle n’est pas cuite. Surface Horizon était l’occasion de montrer ce moment, ces fantômes qui n’existent qu’à l’atelier.

Jean-Marie Appriou

30 mars 2020