Rachel Rose, extrait de Lake Valley, 2016. Courtesy of the artist, Pilar Corrias Gallery, London and Gavin Brown's enterprise, New York/Rome.

Lake Valley

Date : 2016
Technique : HD video
Dimensions : 11 minutes et 39 seconds
Courtesy : Courtesy of Pilar Corrias Gallery, London and Gavin Brown’s enterprise, New York / Rome

Occupé par le thème de l’enfance, Lake Valley est un film d’animation composé de photogrammes en celluloïd dessinés à la main et de plaques superposées qui forment un collage à partir de milliers d’illustrations de livres pour enfant des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

Dans une banlieue américaine imaginaire portant le même nom que l’oeuvre, Lake Valley met en scène une créature chimérique domestiquée qui se retrouve délaissée par ses propriétaires. Elle s’aventure à l’extérieur dans ce qu’elle considère comme une forêt magique où elle rencontre d’autres animaux, dont certains de son espèce.
Lake Valley est issu des recherches de Rachel Rose sur les notions occidentales de séparation entre l’enfance et l’âge adulte. En différenciant le rôle de l’enfant de celui de l’adulte, l’industrialisation a engendré la famille nucléaire et la littérature enfantine écrite pendant la Révolution industrielle en Europe en est le reflet. Reconnaissant les thèmes de l’abandon et de la séparation comme un récit dominant dans les premiers contes pour enfant, Rachel Rose a composé une fable à partir des sources littéraires passées faisant l’objet de ses recherches pour raconter sa propre interprétation de la solitude.
Rachel Rose, extrait de Lake Valley, 2016. Courtesy of the artist, Pilar Corrias Gallery, London and Gavin Brown's enterprise, New York/Rome.