Yves-Noël Genod

Yves-Noël Genod dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut-être un peu plus)
Il n'est pas sûr que Merce Cunningham ait jamais eu quelque chose à dire sur la danse qu'il n'ait dite… par la danse. C'est ce qu'il fait remarquer, en tout cas - et non sans humour -, aux journalistes. Voilà qui a pu séduire Yves-Noël Genod qui ne s'intéresse - mais avec passion - qu'à ce qui n'a pas de sens. Pas de sens prédéterminé, pas de vision morale ou politique, pas d' « idées sur la chose », comme l'écrivait Wallace Stevens : « Not ideas about the thing, but the thing itself » ou Anton Tchekhov dans une lettre : « il serait temps que les gens qui écrivent, en particulier les artistes, reconnaissent qu'en ce monde on n'y entend goutte ».
Yves-Noël Genod offre un non-spectacle dont il ne sait rien par avance, un « accident », une  « conversation », dit-il, sous l'égide d'un jeune homme de cent ans, Merce Cunningham, dont l'évocation nous invite encore à diriger notre regard sur la danse…
Concept : Yves-Noël Genod
Interprétation : Yves-Noël Genod, Pierre Guilbault
Remerciements : Denise Luccioni
Production : Le Dispariteur
 
Durée estimée : 1 heure
Tarif plein : 12€
Tarif réduit : 8€ (voir conditions)
Performance
Lafayette Anticipations
samedi 21 sept. 2019
de 15h à 16h
de 17h30 à 18h30
dimanche 22 sept. 2019
de 16h à 17h

Yves-Noël Genod, Dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut être un peu plus) ©Marc Domage
Yves-Noël Genod, Dira au moins une phrase de Merce Cunningham / Echelle Humaine
Représentation d'Yves-Noël Genod, Dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut être un peu plus), 2019 ©Marc Domage
Représentation d'Yves-Noël Genod, Dira au moins une phrase de Merce Cunningham (et peut être un peu plus), 2019 © Marc Domage

Participants

Yves-Noël Genod se présente lui-même comme un "distributeur" de poésie et de lumière, il n’invente rien qui n’existe déjà, il fait passer le furet, "passé par ici, il repassera par là", il révèle.
Né en 1972, il a toujours joué, mis en scène. Il travaille d’abord avec Claude Régy et François Tanguy (théâtre du Radeau). A partir de la pratique du contact improvisation, il dérive vers la danse avec une collaboration principale avec Loïc Touzé. Celui-ci lui propose, en 2003, à l’occasion d’une carte blanche au festival Let’s Dance du Lieu Unique (Nantes), de fabriquer son premier spectacle. Ce spectacle, intitulé En attendant Genod, s’appuie sur le modèle des stand-up anglo-saxons. Les commandes (toujours des "cartes blanches") s’enchaînent ensuite : spectacles - près d’une centaine à ce jour- et performances, présentés le plus souvent dans des festivals ou des lieux de danse ou de formes hybrides. Un théâtre dont on aurait enlevé le drame, l’action, et dont il ne resterait que la poésie, le fantôme, la trace. Yves-Noël Genod a travaillé avec de nombreux interprètes qu’on retrouve désormais sur les plus grandes scènes ; on peut dire dans ce sens qu’il a marqué une génération.