Vulnérabilités : le corps en question

Une table-ronde autour de la résistance et de l'émancipation des normes des corps vulnérables, notamment à travers la création artistique.
Table-ronde présentée par Raphael Zagury-Orly, philosophe et membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco.
Avec les artistes Cécile B. Evans, Christelle Oyiri, la philosophe Camille Froidevaux-Metterie et l'historienne Elvan Zabunyan.
 
En collaboration avec les Rencontres Philosophiques de Monaco, dans le cadre du Festival Move au Centre Pompidou.

Participants


Raphael Zagury-Orly est un philosophe qui a enseigné dans de nombreuses universités et écoles d’art en Europe et en Israel. Il est nommé, en 2017, Chevalier à l’Ordre des Arts et des Lettres.

Il est actuellement Professeur invité de philosophie à l’Institut Catholique de Paris. De 2003 à 2014, il a été professeur à l’Ecole des Beaux-Arts – Bezalel  de Jérusalem (Israël), et de 2010 à 2014, y a dirigé le programme de Master of Fine Arts. Il a tenu divers postes de recherche et d’enseignement universitaires : à l’Ecole Doctorale de Sciences Po Paris (France) de 2017-2020 ; à l’Université de Rome – Sapienza (Italie) et au Karl Jaspers Zentrum de l’Université de Heidelberg (Allemagne) en 2015-2016 ; à la Staatliche Hochschule für Gestaltung – Karlsruhe (Allemagne) en 2014-2015 ; à l’Institut Cohn de l’Université de Tel-Aviv (Israël) de 2009 à 2013. En 2019, il est nommé Directeur de Programme au Collège International de Philosophie (Paris) et Chercheur Associé au Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (CRAL – CNRS/EHESS).

Il fonde en 2015 avec Charlotte Casiraghi, Robert Maggiori et Joseph Cohen, les Rencontres Philosophiques de Monaco et en 2018, avec Joseph Cohen et Alain Fleischer, le Groupe de recherche « L’Humain qui vient » en association avec les institutions suivantes : Le Fresnoy Studio National (France), Penn State University (USA), University College Dublin (Irlande), Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (CRAL – CNRS/EHESS).

Il a publié aux Editions Galilée, Questionner encore (2011) et co-dirigé, avec Joseph Cohen, Judéités. Questions pour Jacques Derrida (2003). Plus récemment, il a coordonné, en collaboration avec Joseph Cohen, Heidegger et « les juifs » pour La Règle du Jeu (Paris, Grasset) et publiera en février 2020 aux Editions Galilée, en collaboration avec Joseph Cohen, L’adversaire privilégié

Il travaille principalement sur l’idéalisme allemand, la phénoménologie, la théorie critique, la philosophie française contemporaine dans la lignée de la déconstruction derridienne et de l’éthique lévinassienne. Ses recherches sont aussi concentrées sur la théorie de l’art contemporain. 

Cécile B. Evans est une artiste américano-belge qui vit et travaille à Londres.
L'œuvre d'Evans examine la valeur de l'émotion et de sa rébellion au contact de structures idéologiques, physiques et technologiques. Ils travaillent actuellement sur une nouvelle commande de performance pour le festival MOVE au Centre Pompidou Paris (FR). Parmi les expositions individuelles récemment sélectionnées, citons 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine (FR), Museum Abteiberg (DE), Tramway (UK), Chateau Shatto (US), Museo Madre (IT), mumok Vienna (AT), Castello di Rivoli (IT), Galerie Emanuel Layr, Vienne (AT), Tate Liverpool (UK), Kunsthalle Aarhus (DK), M Museum Leuven (BE), De Hallen Haarlem (NL), et Serpentine Galleries (UK). Le travail d'Evans a été présenté, entre autres, à la Whitechapel Gallery (UK), à la Haus der Kunst (DE), à la Mito Art Tower (JP), à la Renaissance Society Chicago (US), à la 7e Biennale internationale de Moscou (RU) et à la 4e Biennale industrielle de l'Oural (RU), Galerie Kamel Mennour (FR), Louisiana Museum of Modern Art, Copenhague (DK), 9e Biennale de Berlin (DE), 20e Biennale de Sydney (AUS), Fundació Joan Miró, Barcelone (ES), et Musée d'Art Moderne de Paris (FR). Les films d'Evans ont été projetés dans des festivals tels que le New York Film Festival et le Rotterdam International. Les collections publiques comprennent le Museum of Modern Art, New York (US), la Rubell Family Collection, Miami (US), le Whitney Museum of American Art (US), De Haallen (NL), le Castello di Rivoli, Turin (IT), le Louisiana Museum of Modern Art, Copenhague (DK) et le FRAC Auvergne (FR).








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Christelle Oyiri aka Crystallmess est à la fois DJ, productrice mais aussi écrivaine et artiste, soucieuse de mettre en lumière les sub-cultures passées et présentes.
Sa démarche de DJ et de productrice, passe du zouk abrasif et du dancehall à l'afro-trance et à la techno de Detroit, qu'elle soit derrière les platines pour une fête Janus à Säule/Berghain, la ø party mensuelle d'Hyperdub aux Corsica Studios, la fête d'Yves Tumor Terms of Endearment ou la fête locale parisienne CONCRETE.
Elle s'appuie davantage sur les textures, le continuum sonore et la narration plutôt que sur les genres, tout en continuant à faire vibrer la piste de danse.

Abordant les thèmes de la culture des clubs, de l'aliénation coloniale et des temporalités alternatives, elle crée "Collective Amnesia" en 2018. Inspirée par le travail de Kodwo Eshun de l'Unité de recherche sur les clubs cybernétiques sur l'afrofuturisme et la musique, cette performance multidisciplinaire mêlant film et DJ, et performance vocale traditionnelle de griologie célèbre l'histoire oubliée du logobi, une danse afro-française urbaine du milieu des années 2000 fusionnant techno hardcore et coupé décalé.

Elle a autoproduit son premier EP Mere Noises, oscillant entre énergie brute de rave, dancehall sombre et ambient mélancolique, soutenu par des artistes comme Kode9, Lee Gamble et Klein.
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Camille Froidevaux-Metterie est philosophe féministe, professeure de science politique et chargée de mission égalité à l'Université de Reims.

Elle consacre ses recherches aux mutations de la condition féminine consécutives au tournant de l’émancipation féministe (La révolution du féminin, Gallimard, 2015 ; Folio Essais, 2020). Elle les aborde dans une perspective phénoménologique qui place le corps au centre de la réflexion. Après Le corps des femmes. La bataille de l'intime (2018), où elle rend compte du « tournant génital du féminisme », elle publie Seins. En quête d’une libération (Anamosa, 2020).

Elvan Zabunyan est historienne d’art contemporain, critique d’art et professeure à l’université Rennes 2. Ses travaux croisent les problématiques raciales et féministes ainsi que l’histoire politique et culturelle des États-Unis depuis les années 1960.

La place du corps dans les arts visuels et la performace est l’un des fils rouges de ses recherches. Elle écrit actuellement un livre sur la mémoire de l’esclavage et les arts contemporains qui fait suite à son ouvrage pionnier sur la question Black is a color, une histoire de l’art africain américain(Dis Voir, 2004). Parmi ses publications récentes : Adrian Piper(MoMA, 2018), Ellen Gallagher (WIELS, Bruxelles, 2019), LaToya Ruby Frazier (Mudam, Luxembourg, 2019), Kehinde Wiley(Templon, Paris, 2019), « The Muted Sound of Speaking Silence » (Kunsttexte.de, Berlin, 2020), « Lorna Simpson : Hearing Images » (InSITE, San Diego, 2020).