The sonic eye : une nouvelle avant-garde multimédia

Francesca Gavin en conversation avec Invernomuto (Simone Bertuzzi et Simone Trabucchi), Melika Ngombe Kolongo alias Nkisi et James Richards
Francesca Gavin anime une discussion consacrée aux pratiques expérimentales à la croisée de l'art contemporain et de la musique.
Inspiré par les expérimentations sonores marquantes des années 1960 et 1970, mais également par la vague des nouveaux médias des années 1990, "The Sonic Eye" s'intéresse au présent et à l'avenir d'une nouvelle avant-garde pluridisciplinaire mêlant harmonieusement arts sonores et visuels. Le projet met en lumière l'interaction croissante de ces champs liminaux et particulièrement le travail d'une nouvelle génération d'artistes qui crée des installations vidéos, des espaces de réalité virtuelle, des sculptures sonores, des performances et des actions défiant les concepts conventionnels du son et de perception de l'espace. La rencontre devient ainsi le terrain hybride d'une expérimentation plurielle.
Rencontre
Lafayette Anticipations
dimanche 19 mai 2019
de 16h30 à 18h


Entrée libre


The Sonic Eye, Festival Kaleidoscope Manifesto, Lafayette Anticipations
Invernomuto, Vue de Med T-1000 dans l’exposition Pictorial Goose Turn, Palerme, 2018 © Invernomuto

Participants

Simone Bertuzzi (né en 1983) et Simone Trabucchi (né en 1982) mènent une collaboration artistique sous le nom d'Invernomuto depuis 2003. Bien que leurs travaux portent principalement sur l'image en mouvement et le son, ils intègrent également la sculpture, la performance et la publication dans leur pratique.
Invernomuto explore l’héritage de sous-cultures à travers différents médias. Le duo examine sans filtre les cultures orales, les petites histoires et leurs formes vernaculaires. Les matériaux inauthentiques jouent un rôle fondamental dans ce processus, en soulignant les réalités fictives qui les inspirent. Bertuzzi et Trabucchi ont développé des pistes de recherche individuelles sur le son avec les points de vente respectifs Palm Wine et STILL. Actuellement, ils développent le projet Black Med dans le cadre de la Manifesta 12 (Palerme). Leur travail a été présenté au No Fun Fest 2009 (New York), au Black Star Film Festival (Philadelphie), à ​​la Tate (Londres), à Bozar (Bruxelles), à la Fondation Ricard et au Centre Pompidou (Paris), à la Villa Medici (Rome), à la Kunstverein (Munich) et à la Kunsthalle (Vienne).
Melika Ngombe Kolongo alias Nkisi est Dj, productrice et fondatrice du collectif NON Worldwide.
En tant que cofondatrice de NON Worldwide, dont la raison d'être est décrite comme « un collectif d'artistes africains et de la diaspora, utilisant le son comme média principal pour articuler les structures visibles et invisibles qui créent les oppositions binaires dans la société puis répartissent le pouvoir », la philosophie et la musique de Nkisi sont empreintes d'une certaine sensibilité punk, qui s’accompagne d'une opposition politique à la conformité. Ses DJ sets s'inspirent d'un large éventail d'influences pour former une expérience de danse effrénée et jubilatoire. Sa production reflète profondément ces sources d'inspiration et offre un son aussi implacable qu’évocateur.
Plus d'infos
James Richards est un artiste britannique, vivant et travaillant à Berlin et Londres. Il a étudié les beaux-arts au Chelsea College of Art & Design de Londres. En 2014, il fait partie des quatre nominés au Prix Turner.
La pratique de James Richards dépasse les contraintes habituelles de la projection de films et de vidéos par l’accumulation d’images, conférant à l’ensemble une impression d’inachèvement. Le contenu de la vidéo est davantage traité comme une ressource destinée à être manipulée constamment. De cette reconstitution continuelle émerge « l’oeuvre ».
James Richards a déjà fait l’objet de nombreuses expositions dont Requests and Antisongs à l’ICA de Londres (2016), Crossing avec Leslie Thornton à la Rodeo Gallery de Londres (2016), Crumb Mahogany à la Bergen Kunsthall en Norvège (2016), Radio At Night au musée d'art contemporain de Bordeaux (2016) et James Richards à la Kunstverein de Munich (2015).