Rencontre

Lancement de l'ouvrage EKES (EarthKeeping EarthShaking)

lundi 05 déc. 2022 de 19h à 21h

Gratuit

Entrée libre

À l'occasion du lancement du premier numéro de la nouvelle revue d'Art et Sciences sociales EKES (EarthKeeping EarthShaking) consacré aux Écoféminisme(s) et à l'art contemporain, Rozenn Canevet, historienne de l'art, Camille Froidevaux-Metterie, philosophe, co-directrices de l'ouvrage, Anaïs Tondeur, artiste et les graphistes A&A (Amélie Blachère et Antoine Sigur) avec Brice Domingues seront en discussion avec Madeleine Planeix Crocker, curatrice associée à Lafayette Anticipations.

La collection EKES (EarthKeeping EarthShakingen Art et Sciences sociales diffuse les recherches du programme éponyme porté à l'ÉSAD de Reims au sein du master Art depuis septembre 2020.
 
« EarthKeeping EarthShaking » reprend le titre du 13e numéro du magazine américain Heresies : A feminist publication on art and politics. Portée par le Heresies Collective fondé à New York en 1976, l'aventure éditoriale de cette publication durera de 1977 à 1993. Intituler aujourd'hui le programme de recherche EKES (EarthKeeping EarthShaking), c'est poser l'hypothèse d'un renouveau de l'habitabilité du monde du point de vue des artistes dans une perspective convergente de l'histoire politique, des humanités environnementales et de l'histoire de l'art.
 
C'est aussi vouloir interroger un autre rapport au monde vivant, considéré non plus comme un tout mais comme une multitude. Un rapport plus collaboratif que séparatif pour favoriser l'échange, la transmission, l'altérité. À rebours d'un rapport de prédation, de domination et de hiérarchisation, tant sur les ressources naturelles que sur les femmes, le programme de recherche EKES soutient une posture de l'artiste qui n'impose plus une manière de voir, de faire mais qui va revisiter son milieu de vie, à travers son extériorité, son altérité, et son autonomie.
 
Avec les contributions de : Raphaël Cuir, Rozenn Canevet, Virginie Maris, Julie Crenn, Benedikte Zitouni, Marie Léa Zwahlen, Myriam Ziehli, Tiphaine Calmettes, Camille Froidevaux-Metterie, Anaïs Tondeur, Marine Legrand, Julie Michel, Madeleine Planeix-Crocker, Leïla Barkaouï, Julie Gorecki, Myriam Bahaffou.

A&A (Amélie Blachère et Antoine Sigur) se sont rencontrés durant leurs études de design graphique et numérique à l’ÉSAD de Reims.

C’est là qu’ils commencent à collaborer sur divers projets éditoriaux. Ensemble, ils abordent les questions de la forme typographique, de la narration des objets ou encore de la curation. En 2022, ils travaillent ensemble à la conception graphique de la maquette de la revue EKES.

Rozenn Canevet es historienne et critique d'art.

Elle enseigne la théorie et l'histoire de l'art à l'ÉSAD de Reims où elle dirige les programmes de recherche du master Art. Dans ce contexte, elle signe la direction de l'ouvrage Artist-Run Spaces Around and About (Les presses du réel, 2018).

À partir de 2020, elle dirige le programme de recherche EKES sur les écoféminismes, la relation à la terre et la vivacité écologique dans l'art contemporain. Par ailleurs, elle intervient régulièrement à l'École Supérieure d'Art et du Paysage de Versailles depuis 2017.

Après un cursus universitaire en audiovisuel et information-communication et une participation à la Biennale des jeunes créateurs de l’Europe et de la Méditerranée en 2005, Brice Domingues développe une pratique de designer graphique indépendant.

En 2008, il crée le studio officeabc avec Catherine Guiral. Le studio a collaboré avec le Centre Pompidou Paris, le Credac, le Centre Pompidou Metz, le BAL Paris, le Printemps de Septembre, Les Laboratoires d’Aubervilliers, L’ENS Paris-Saclay, l’EHESS et le Strelka Institute entre autres. En 2011, il a co-fondé avec Catherine Guiral et Jérôme Dupeyrat, l’agence du doute et ont tous deux initié avec Thierry Chancogne la revue Tombolo. Il a été co-commissaire de plusieurs expositions, dont «Des attentions» au Crédac en 2019 et «Crystal Maze IV 1+2+3=3» au Centre Pompidou en 2013.

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe et professeure de science politique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Elle est spécialiste de l’histoire et de la pensée féministes. Ses recherches sont consacrées aux thématiques corporelles féminines dans une perspective phénoménologique qui pense le corps des femmes entre aliénation et émancipation. Elle est l’autrice de La révolution du féminin (2015, Folio 2020), Le corps des femmes. La bataille de l'intime (2018, Points 2021), Seins. En quête d’une libération (2020, Points 2022) et Un corps à soi (Seuil).

Originaire de Los Angeles, Madeleine Planeix-Crocker est curatrice associée à Lafayette Anticipations.

En 2018, elle y a fondé les "Warm Up Sessions", un cycle de rencontres publiques et participatives autour des pratiques de training en danse et en performance. Au printemps 2021, elle propose la série "Dérives" qui souhaite contribuer à l'écriture de nouvelles histoires des arts à travers des dialogues co-construits avec des artistes contemporain·e·s. Ses intérêts se portent à la croisée de la recherche et de la curation de performances féministes, queer et intersectionnelles.

Madeleine est également co-directrice de la Chair “Troubles, Dissidences et Esthétiques” au Beaux Arts de Paris et membre permanent du Conseil Scientifique de le Recherche de l’ESAD de Reims. 

Diplômée de Princeton University en études culturelles, Madeleine a obtenu un Master spécialisé en Médias, Art et Création de HEC Paris et un M2 à l’EHESS. Elle y a porté un projet de recherche-création avec l’association Women Safe, où elle mène désormais un atelier de théâtre et d’écriture créative. Madeleine poursuit actuellement une thèse à l’EHESS (CRAL) autour des performances en commun contemporaines en France.

Elle pratique la danse et le théâtre depuis l’enfance.

Dans une démarche ancrée dans la pensée écologique, Anaïs Tondeur développe une pratique interdisciplinaire par laquelle elle recherche d’autres conditions d’être-au-monde au moyen de protocole d’enquête, d’installations, de photographies ou de vidéos.

Diplômée de la Central Saint Martin (2008) et du Royal College of Arts (2010) à Londres, lauréate du Prix Art of Change 21 et récipiendaire de la Mention d’honneur Cyber Arts, Ars Electronica (2019), elle a présenté et exposé son travail dans des institutions internationales telles que le Centre Pompidou (Paris), Serpentines Galleries (Londres) ou encore au Museum für Kunst und Gewerbe, (Allemagne).