Projection

Carte blanche à Diego Marcon au cinéma Le Grand Action

mercredi 20 mai 2026 de 20h à 22h

6,5 € (cinéchèques, cartes CIP et illimitées UGC et Pathé acceptées)

Réservation à venir

Au cinéma Le Grand Action (Paris 5). Déconseillée au moins de 12 ans.

Diego Marcon propose un cycle de courts métrages au cinéma Le Grand Action, pensé comme le prolongement de son exposition Prom.

Cette sélection réunit plusieurs de ses propres films en dialogue avec d'autres artistes comme.
 
Entre intérieurs domestiques, figures inquiétantes et objets animés, ces films convoquent différents registres cinématographiques, du mélodrame à l'horreur en passant par la comédie musicale.
 
En écho à l'exposition Prom, cette sélection explore les archétypes du cinéma et propose une réflexion plus large sur le médium filmique.
 
La projection sera suivie d'un échange avec l'artiste.
 
Au programme :
 
→ O, Persecuted de Basma Al-Sharif, 2014, PS/UK, numérique, son, 12 min
 
O, Persecuted transforme la restauration du film Our Small Houses, réalisé en 1974 par Kassem Hawal et consacré aux militant·es palestinien·nes, en une performance qui ne peut prendre forme que par le biais du cinéma, où se mêlent vitesse, corps et le passage du passé vers un avenir où l'idéologie se heurte à l'évasion.
 
Bedtime Stories 1, 2, 3 de Harun Farocki, 1977, DE, numérique, son, 3 min
 
 En partie pour subvenir aux besoins de sa famille, Farocki a réalisé des courts métrages pour enfants destinés à la télévision publique allemande. Dans ces contes du soir, il utilise des objets simples - ponts, voies ferrées et bateaux - pour illustrer des techniques cinématographiques. Deux fillettes, ses filles, se livrent à un jeu poétique, comblant ainsi l'espace entre la veille et le rêve.
 
Flying Glove de Giulia Piscitelli, 2023, DE/IT, numérique, 2 min
 
Flying Glove est une série de trois gants animés gonflés par le vent. Ces animations, réalisées à l'aide de techniques d'animation traditionnelles et filmées sur pellicule 16 mm en noir et blanc, constituent une étude sur la répétition, la lumière et le mouvement.
 
Twelve Tales Told de Johann Lurf, 2014, AT, numérique, son, 4 min
 
Le déluge maximaliste de logos de studios hollywoodiens créé par Johann Lurf transforme ces préludes emblématiques annonçant les grandes productions à venir en un spectacle prolongé et saccadé, où des mondes fracturés et fantastiques s'entrechoquent pour aboutir à un anticlimax grandiloquent.
 
Monelle de Diego Marcon, 2017, IT, numérique, son, 16 min
 
Par des éclairs saccadés, Marcon met en lumière des silhouettes inquiétantes dans les pièces sombres de la Casa del Fascio de Giuseppe Terragni à Côme - des images qui font écho à son histoire politique lourde de sens.
 
TINPO de Diego Marcon, 2006, 2 min
 
TINPO montre des images des jeunes cousins de Diego Marcon se déchaînant avec un pistolet jouet, montées de telle façon à former une cacophonie implacable de violence.
 
Fritz de Diego Marcon, 2024, IT/UK/DE, numérique, son 4 min
 
À l'intérieur d'un hangar éclairé par l'aube d'automne, un jeune garçon, suspendu à une corde, se met à yodler. Traditionnellement utilisé dans les Alpes centrales pour rappeler le bétail à l'étable ou pour communiquer avec des villages éloignés, le yodel de Fritz est ici un appel étouffé et un requiem lugubre, accompagné par d'autres voix qui lui répondent depuis les vallées et les montagnes voisines. 
 
→ Untitled (All Pigs Must Die) de Diego Marcon, 2015, IT, numérique, son 10 min
 
Dans Untitled (All Pigs Must Die), un extrait du dessin animé de Walt Disney Winnie l'ourson et la journée venteuse (1968), dans lequel Porcinet frappe à la fenêtre de Chouette, est monté avec un fragment de pellicule présentant différentes nuances de rouge.
 
Love Doll Resurrect de Sidsel Meineche Hansen, 2019, DK, numérique, 1 min
 
Un film d'animation mettant en scène des zombies et traitant du sexe post-humain : il s'inscrit dans la réflexion artistique de Meineche Hansen sur le sexe automatisé et le nouveau langage pornographique de la visualisation algorithmique.
 
Untitled de Giulia Piscitelli, 1997, 2 min
 
Même si aucune silhouette humaine n'apparaît, on sent sa présence. La multitude d'objets, de vêtements, de boîtes et de livres capturés par l'objectif de la caméra en dit long sur une personne. Même si celle-ci est absente. 
 
Your Face de Bill Plympton, 1987, US, numérique, son, 3 min
 
Véritable vestige de l'âge d'or de MTV, Your Face a marqué son époque et lancé la carrière de Bill Plympton. Tandis qu'un crooner de second ordre chante les beautés du visage de sa bien-aimée, son propre visage se métamorphose en une succession de formes et de contorsions des plus surréalistes.
 
Untitled (Vampire) de Peter Wächtler, 2019, DE, numérique, 12 min
 
Le film muet de Peter Wächtler dresse le portrait fascinant d'un vampire solipsiste, incarné par Wächtler lui-même, et de la vie recluse qu'il mène dans un château perché dans les montagnes. Dans ses récits à la manière d'un journal intime, l'existentialisme côtoie les petits plaisirs de la culture de consommation de la manière la plus étrange qui soit, mais aussi la plus plausible.
Love Doll Resurrect de Sidsel Meineche Hansen, 2019, DK, numérique, 1 min
Untitled (Vampire) de Peter Wächtler, 2019, DE, numérique, 12 min
Monelle de Diego Marcon, 2017, IT, numérique, son 16 min
La pratique de Diego Marcon s’intéresse essentiellement à l'image animée, au travers du film, de la vidéo et de l’installation. Il y explore les archétypes du cinéma, combinant une approche théorique et structurelle, ainsi qu’un intérêt pour les sentiments générés par les genres populaires.

Ses œuvres utilisent souvent une structure en boucle pour étudier les émotions et les aspects pathétiques du divertissement, tout en attirant l'attention sur les médias eux-mêmes. Dans l'ensemble de l'œuvre de Marcon, l'empathie et la vulnérabilité sont déployées avec ambiguïté, de sorte que ses œuvres incarnent une moralité floue. Cette ambiguïté est perçue par Marcon comme un geste politique de défiance.

Diego Marcon est diplômé de l'Université des arts IUAV de Venise (2012). Marcon a exposé internationalement dans des expositions personnelles, notamment Krapfen, Renaissance Society, Chicago (2025) ; ToonsTunes (Four Pathetic Movements), The Shop, Sadie Coles HQ, Londres (2025) ; La Gola, Kunsthalle Wien, Vienne (2024) ; La Gola, Kunstverein in Hamburg, Hambourg (2024) ; Dolle, Sadie Coles HQ, Londres, et Galerie Buchholz, Berlin (2023) ; Have You Checked the Children, Kunsthalle Basel, Bâle (2023) ; Glassa, Centro Pecci, Prato (2023) ; Dramoletti, Fondazione Nicola Trussardi, Teatro Gerolamo, Milan (2023) ; Monelle, Sadie Coles HQ, Londres (2023) et The Parents' Room, Museo Madre, Naples (2021). 

Il a participé à de nombreuses expositions collectives, notammentOnce Within a Time (12ᵉ SITE SANTA FE International (2025-26) ; Fata Morgana : memorie dall'invisibile (Fondazione Nicola Trussardi / Palazzo Morando, Milan (2025-26); Collection Exhibition of Saastamoinen Foundation, EMMA Espoo Museum of Modern Art, Espoo (2025) ; Just Kids, Gammel Strand, Copenhague (2025) ; Flowers of Romance Part II, Lodovico Corsini, Bruxelles (2024) ; Artificial Optimism, Den Frie, Copenhague (2024) ; Nebula, Fondazione In Between Art Film, Complesso dell'Ospedaletto, Venise (2024) ; Biennale de l'Image en Mouvement 24 : A Cosmic Movie Camera, Centre d'Art Contemporain, Genève (2024) ; After Laughter Comes Tears, MUDAM Musée d’art contemporain du Luxembourg (2023) ; The Milk of Dreams, 59e Biennale d’art, Venise (2022) ; et Sanguine. Luc Tuymans on Baroque, Fondazione Prada, Milan (2018). 

Les films de Marcon ont été présentés dans de nombreux festivals, notamment le Festival Courtisane de Gand, la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, le Festival international du film de Rotterdam, le Festival international du film de Vienne, le Festival du nouveau cinéma de Montréal et le Festival BFI du film de Londres.