The Last Diamond
Fleurs frites, lait en poudre périmé, mucus d’escargot et parfum d’oubli : les œuvres d’Anicka Yi montrent sa prédilection pour des substances évanescentes et périssables. Après avoir élaboré une fragrance liée à la perte de mémoire en collaboration avec le créateur de parfums Barnabé Fillion, Anicka Yi en a fait humecter les pages de sa première monographie. Sa recherche sur la transcription olfactive de la disparition des souvenirs s’est ensuite déclinée à travers The Last Diamond. Des deux portes de sèche-linge entrebâillées qui composent l’installation émanent deux fumets : par cet entrelacement d’odeurs, l’artiste entend créer une alchimie aux senteurs d’amnésie. The Last Diamond témoigne de l’intérêt de l’artiste pour des expérimentations à la fois chimiques et techno-sensuelles à valeur psychologique élevée.
Expositions
Lafayette Anticipations - Fondation Galeries Lafayette, Paris (France)
du 11 oct. au 23 oct. 2016
Kunsthalle Basel, Bâle (Suisse)
du 12 juin au 16 août 2015
Anicka Yi porte son attention aux substances périssables, ses matériaux de prédilection - aussi variés que des chips de pomme de terre, de la fourrure, des fluides corporels ou des bactéries - sont détournés à des fins d’installations, de sculptures et de films. L’artiste est à la recherche des limites de la persistance de la beauté. Souvent plongées dans de la glycérine, de la résine ou de la cire, les créations sensorielles d'Anicka Yi témoignent de son intérêt pour des expérimentations à la fois chimiques et techno-sensuelles à forte puissance évocatrice. Tout en cherchant à rompre avec la suprématie du visuel, Anicka Yi s’intéresse à la façon dont les sens et la perception sont culturellement conditionnés et parle à ce sujet de « biopolitique des sens ».
Née en 1971 à Séoul (Corée du Sud), Anicka Yi a reçu le prix de la Louis Comfort Tiffany Foundation en 2011. Elle vit et travaille à New York