Violet Savage, Bouncing

Cette soirée s'articule autour d'un programme double réunissant Bouncing de Violet Savage et QUIXOTE_A ROSE IS NOT A ROSE d'Industria Indipendente avec Annamaria Ajmone.

Chacune à sa manière, ces performances explorent ce qui échappe à la compréhension, puisant dans la matière mouvante et insaisissable du rêve : répétition, échec, fantaisie.
 
De cette trame onirique surgissent des figures fougueuses, qui rassemblent, transforment et réinventent gestes, sons et images, donnant naissance à des univers aussi troubles qu'effervescents.
 
Bouncing, Violet Savage 

Bouncing explore l'expérience du · de la danseur·se en situation de pratique solitaire. Au centre de la scène, un·e interprète saute à la corde, vêtu·e d'une robe jaune néon. Figure de performance ou de divertissement ? Cherche-t-il·elle à garder le rythme ou à suivre la cadence, à maîtriser la situation ou à s'y perdre, à observer ou à être observé·e ?

Les sons produits par le corps en mouvement sont amplifiés et enregistrés à l'aide de micros de contact disposés au sol. À chaque trébuchement, une tentative passée resurgit dans le présent. La répétition de ce processus ouvre un espace entre présence et mémoire, dans lequel il devient possible de se dissoudre.

Développée à partir d'une première performance créée en collaboration avec Ivory Pijin au Chisenhale Dance Space, à Londres, en août 2025.
 
En collaboration avec Oscar Alvarez.
 
QUIXOTE_A ROSE IS NOT A ROSE d'Industria Indipendente et Annamaria Ajmone : 

QUIXOTE_A ROSE IS NOT A ROSE est une partition textuelle, sonore et chorégraphique conçue avec et aux côtés d'Annamaria Ajmone, danseuse et chorégraphe avec laquelle le collectif Industria Indipendente collabore depuis 2019.

La figure centrale de la performance est celle d'une chevaleresse ultra-féminine : une Don Quichotte du futur, traversant l'impossible en quête de sens et de vision. Elle ne combat pas - elle imagine, elle transfigure.

« Les roses sont des systèmes de défense déguisés en ornements. Les épines constituent leur premier langage, une grammaire minimale du refus. Elles ne relèvent pas du détail esthétique : elles forment une architecture nerveuse. Chaque épine organise l'espace autour de la tige, instaurant une distance de sécurité entre le corps végétal et ce qui cherche à s'en emparer.
La délicatesse de la fleur n'existe que parce que le reste de la plante délègue à l'épine la tâche de dire non. L'épine ne protège pas seulement la rose du monde ; elle protège aussi le geste de celui ou celle qui la touche, en modifiant la manière dont elle est perçue. Elle impose un rythme ralenti du contact. La blessure qu'elle inflige agit comme une ponctuation sur le corps.
D'un point de vue botanique, l'épine est une déformation ; du point de vue du langage, elle est une déviation de la ligne, un mot qui déborde du cadre et devient arme.
Elle n'est pas un ajout superflu, mais la condition même qui permet à la fleur de survivre assez longtemps pour éclore. Plus largement, la rose montre que l'autoprotection relève autant d'une question de grammaire que de botanique. La rigidité de la tige, l'agencement des épines, la résistance silencieuse de la plante constituent la structure invisible qui soutient le geste éphémère de la floraison.
Regarder seulement la couleur du pétale en ignorant l'épine, c'est ne voir que la moitié de la rose et en méconnaître la nature. On pourrait dire que chaque rose avance une thèse simple : ce qui attire doit aussi pouvoir se défendre.
L'épine est la note en bas de page de toute floraison. Que seule la force demeure, dans les mots comme dans la fureur. » INDUSTRIA INDIPENDENTE
 
Crédits 
Performance par Industria Indipendente
En collaboration avec Annamaria Ajmone
Voix : Silvia Calderoni
Une production d'Industria Indipendente et de L'Altra Associazione
Avec le soutien de BASE (Milan) et d'Angelo Mai (Rome)
QUIXOTE_A ROSE IS NOT A ROSE d'Industria Indipendente et Annamaria Ajmone © Rafa Jacinto
Violet Savage est un·e danseur·euse originaire de Londres.

Son travail explore le mouvement à la croisée des arts sonores et visuels, s'inspirant de l'improvisation pour laisser s'exprimer le subconscient. Iel s'intéresse à la visibilité et à ce que nous dévoilons de nous-mêmes lorsque nous dansons.

Industria Indipendente est un collectif actif dans les domaines de la performance et des arts visuels, fondé par Erika Z. Galli et Martina Ruggeri.

Leur recherche s’enracine dans le langage, une forme élargie d’écriture qui s’inscrit sur les corps, les environnements et les surfaces. Quelle que soit l’échelle ou la dimension qu’elles choisissent d’activer, leurs œuvres interrogent et réfléchissent constamment sur des thèmes tels que la nature improductive du temps, la création de mondes alternatifs où de nouvelles communautés et alliances peuvent émerger, et la redéfinition continue des identités individuelles et collectives.

Industria Indipendente a présenté son travail, sous diverses formes, dans de nombreux contextes, notamment à la Biennale de Venise, au Festival Romaeuropa, à la Triennale de Milan, au Théâtre Paris-Villette, à la Fondazione Merz, au Festival de Santarcangelo, à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, à l’Istituto Svizzero, au Short Theatre, au MACRO et au Piccolo Teatro di Milano. En 2024, elles ont créé, pour la galerie Almanac à Turin, l’exposition Blue Blue Blue Limbo, un « gymnase des sens » à travers lequel elles explorent le corps et le langage, et à partir duquel elles ont également produit un parfum publié par NERO Editions. 

Depuis 2018, le collectif est en résidence mensuelle à l’Angelo Mai avec la soirée-événement Merende.

Danseuse et chorégraphe, au cœur de sa recherche se trouve le corps, considéré comme une matière malléable et en constante évolution.

Son travail se déploie de manière tentaculaire, à travers différents formats et durées, et émerge d’un processus collectif ancré dans les rencontres et les échanges. Elle présente ses créations dans de nombreux contextes, notamment à la Biennale de Venise (Danse), au brut Wien, au Palais de Tokyo (Paris), au Festival Torinodanza, à la Triennale de Milan, au Festival de Santarcangelo, au Short Theatre (Rome), au Festival BiPOD, au M1 Contact Contemporary Dance Festival (Singapour) et à la Night Gallery (Los Angeles). En 2015, elle a reçu le prix Danza&Danza de la « Meilleure interprète contemporaine émergente ». De 2016 à 2023, elle a organisé *Nobody’s Indiscipline*, une plateforme d’échange de pratiques et de recherche. Elle co-organise le programme de MOTELSALIERI (ß). Elle se consacre également à la transmission de pratiques et de connaissances à travers des ateliers et des laboratoires.