Warm Up Session avec Mette Ingvartsen

Le travail de Mette Ingvartsen se situe à la lisière des corps et des matières qu'elle met en scène et en mouvement.
La sexualité existe comme objet d'étude et pivot de son œuvre, qu'elle explore en lien avec les écosystèmes environnants. La danse, mais aussi les sons et les installations, servent à traduire à la fois l'extase et l'ambiguïté de nos interactions. Cette Warm Up Session sera l'occasion de défricher la scène de Mette comme terrain de jeu et laboratoire des gestes des plus anodins, aux plus intimes.
 
Warm Up Sessions : Un échauffement du corps et de la pensée. Du "jumpstyle" au ballet, du "break" au contemporain, pratiquez puis discutez des mouvements et gestes indispensables, qui anticipent la performance - moment ultime de partage avec le public. Chaque session débute par un échauffement proposé par le·la danseur·euse ou le collectif invité.e, elle est suivie par une discussion sur des sujets alliant mouvements du corps et de la société : performativité de la condition humaine, circulations et disruption physique dans une ère décorporalisée. Avec les Warm Up Sessions, nous souhaitons associer l'effort du corps et l'effervescence de l'esprit. 
 
Tenue de sport conseillée, tous niveaux.
 
Un cycle curaté par Madeleine Planeix-Crocker.
Atelier
Lafayette Anticipations
dimanche 16 févr. 2020
de 13h30 à 15h


Gratuit sur réservation


Warm Up Session avec Mette Ingvartsen Lafayette Anticipations
Warm Up Session avec Mette Ingvartsen Lafayette Anticipations

Participants

Mette Ingvartsen est une chorégraphe et danseuse danoise.
Son travail se caractérise par l'hybridité et s'engage dans l'extension des pratiques chorégraphiques en combinant la danse et le mouvement avec d'autres domaines tels que l'art visuel, la technologie, le langage et la théorie. Entre 2009 et 2012, elle crée The Artificial Nature Series, dans laquelle elle cherche à reconfigurer, par le biais de la chorégraphie, les relations entre humain et non humain. Naissent alors trois performances dépourvues de présence humaine : evaporated landscapes (2009), The Extra Sensorial Garden (2011), The Light Forest (2010). Sa série plus récente, The Red Pieces (2014-2017) s'inscrit dans une histoire de la performance centrée sur la nudité, la sexualité, et la façon dont le corps a été historiquement un lieu de luttes politiques. Elle inclut les pièces 69 positions (2014), 7 Pleasures (2015), to come (extended) et 21 pornographies (2017). En 2019, elle crée Moving in Concert, une pièce de groupe abstraite sur les relations entre humains, outils technologiques et matériaux naturels. Mette Ingvartsen est diplômée de P.A.R.T.S et de la Stockholm University of the Arts.
Originaire de Los Angeles, Madeleine Planeix-Crocker est, depuis 2018, curatrice des "Warm Up Sessions", cycle de rencontres autour des pratiques de training en danse et en performance. Parmi les invité•e•s des Warm Up, l’on compte (LA)HORDE, Marion Barbeau et Simon Le Borgne (Opéra de Paris), Maguy Marin, Bolewa Sabourin, Katerina Andreou, Sophie Demeyer et Katia Petrowick (compagnie Gisèle Vienne), Steven Michel, La Ribot, Petter Jacobsson (Ballet de Lorraine), Raúl Serrano Nuñez et Alvaro Dule (Ballet de l’Opéra de Lyon), Jean-Biche, et Mette Ingvartsen.
Après avoir été responsable de la communication par intérim de Lafayette Anticipations, Madeleine poursuit actuellement une thèse à l'EHESS (CRAL) autour des performances en commun programmées en institutions culturelles françaises à l'ère contemporaine. Ses intérêts se portent sur la production et la curation de performances féministes, queer et intersectionnelles.

Madeleine a également contribué à des articles sur la démocratisation culturelle aux États-Unis et en Europe aux publications du Comité d’histoire du Ministère de la Culture, pour le Forum d’Avignon et pour la revue Citizens for Europe. Elle a enseigné à Sciences Po Paris, dans le cadre du cours « Cultural and Creative Industries » du master Affaires publiques.

Diplômée summa cum laude de Princeton University, avec une spécialisation en politique culturelle, Madeleine a reçu un master spécialisé en Médias, Art et Création de HEC Paris et un M2 à l’EHESS. Elle y a mené un projet de recherche-création sur la performance féministe et les « safe spaces » (espaces de protection), en partenariat avec l’association Women Safe. Madeleine pratique la danse et le théâtre depuis l'âge de cinq ans et effectue des chorégraphies et mises en scène, intégrant ainsi la création artistique dans sa démarche de curatrice et de chercheuse.