Plugin-Rhyzome
En béton armé, acier et chêne brut, Plugin-Rhyzome se fait l’expression d’une tension. Les câbles qui sillonnent la pièce partent d’un cylindre octogonal fixé sur une colonne. C’est ainsi que l’œuvre sculpte l’espace dans lequel elle s’inscrit. Face à la légèreté des réseaux qu’elle crée, on oublierait presque la pesanteur des matériaux choisis par l’artiste. Aérienne, l’œuvre détourne des éléments habituellement utilisés en architecture pour « occuper un espace et le définir » (Marie Chênel), ce qui n’est pas sans rappeler le travail de Richard Serra et les théories de Rosalind Krauss. L’œuvre se « plugge », et en s’imposant au lieu d’exposition, le révèle et le transforme. Malgré son échelle monumentale, Plugin-Rhyzome peut se démonter et se transporter d’un espace à l’autre pour engendrer de nouveaux lieux et interroger nos rapports à ceux-ci.
Notice rédigée par Camille Philippon dans le cadre du partenariat entre l'école du Louvre et Lafayette Anticipations-Fonds de dotation Famille Moulin.
Expositions
École supérieure des Beaux-arts de Nîmes (Esban), Nîmes (France)
du 09 janv. au 08 févr. 2023
La Maréchalerie, Centre d'art contemporain de Versailles, Versailles (France)
du 22 janv. au 22 mars 2014
Jennifer Caubet
Né·e en 1982 à Tonneins, France
Jennifer Caubet s’intéresse à l’architecture, dont elle utilise les matériaux bruts et les formes dans sa pratique sculpturale. Ses œuvres questionnent l’espace qu’elles occupent et qu’elles ne cessent de créer puisqu’elles sont déplaçables. Les « utopies réalisables » (Yona Friedman) de Jennifer Caubet s’inspirent des architectures théoriques du collectif Archigram, mais aussi du travail de Constant et des théories de l’Internationale situationniste. Adaptables et politiques, ses sculptures peuvent être réactivées pour conquérir de nouveaux espaces et remettre en question « l’être au monde » (Marie Chênel).