Rencontre

Architecture et sciences humaines : emprunts et détournements

mercredi 18 nov. 2026 de 18h30 à 20h

Gratuite sur réservation

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Extrait de l'ouvrage de Margaux Darrieus et Léa Mosconi, Les controverses Bruno Latour, enquête dans les mondes de l'architecture (Éditions 205)

Entre appropriation, détournement et hybridation disciplinaire, les architectes, chercheur·ses et historien·nes de l'architecture Margaux Darrieus, Léa Mosconi, Galaad Van Daele et Stéphanie Dadour interrogent ce que ces croisements produisent et révèlent des manières de concevoir et de pratiquer l'architecture aujourd'hui.

Que font les sciences humaines à l'architecture aujourd'hui ? Comment transforment-elles ses méthodes, ses outils et ses processus, mais aussi les sujets dont s'emparent les architectes ?
 
Cette rencontre explore les circulations entre architecture et sciences humaines à travers trois registres d'emprunts aux études de genre, à l'histoire environnementale et à la pensée de Bruno Latour.
 
Enseignantes et chercheuses, Margaux Darrieus et Léa Mosconi explorent respectivement les discours qui façonnent les pratiques architecturales contemporaines et la place du vivant dans l'architecture. Architecte et éditeur, Galaad Van Daele s'intéresse aux frontières entre nature et culture, tandis que l'historienne de l'architecture Stéphanie Dadour étudie les rapports de pouvoir dans les pratiques de conception et d'aménagement de l'espace. Ensemble, il·elles croisent leurs perspectives sur les dialogues entre disciplines et leurs effets sur la pensée architecturale.
 
Margaux Darrieus et Léa Mosconi ont récemment dirigé Les controverses Bruno Latour, enquête dans les mondes de l'architecture, publié aux Éditions 205 en 2026. 
Docteure en architecture, Margaux Darrieus est maîtresse de conférences à l’Ensa Paris-Malaquais, où elle codirige le laboratoire ACS.

Elle déploie son activité de critique d’architecture en de multiples lieux et en divers formats (articles, enquêtes, enseignements, commissariat d’exposition). C’est en mobilisant les outils des sciences humaines et sociales qu’elle interroge les manières d’être et de faire des architectes, en prise avec les enjeux socio-environnementaux contemporains.

Léa Mosconi est architecte HMONP (habilitation à la maîtrise d’œuvre en nom propre), cofondatrice avec Henri Bony de l’Atelier Bony Mosconi, commissaire d’exposition, maîtresse de conférences à l’ENSA Paris-Belleville, docteure en architecture, chercheuse à l’Institut parisien de recherche architecture urbanistique société (IPRAUS) et présidente de la Maison de l’architecture Île-de-France.

Léa Mosconi explore ce que fait la prise en compte du vivant dans l’architecture; c’est ce qu’elle a enquêté dans l’exposition “Paris animal” (Pavillon de l’Arsenal, 2023, avec Henri Bony), dans l’ouvrage Architecture vivante, architecture des vivants (Éditions 205, 2025) et au cours d’une résidence “Rome animal” à la Villa Médicis (2024, avec Henri Bony).

Galaad Van Daele est architecte, rédacteur et chercheur. Il est maître de conférences à l'ensa Paris-Val de Seine.

Son travail porte sur des objets spatiaux qui franchissent explicitement la frontière supposée entre la nature et la culture, qu'il aborde par le biais de l'écriture et de la photographie, et en puisant dans les sciences humaines et les sciences de la terre. Par le passé, ses projets de recherche ont exploré les topographies artificielles autour de la Méditerranée ou les questions d'extractivisme et de politique de la nature, tandis que ses projets actuels se concentre sur l'esquisse d'une perspective géologique de l'histoire et de la conception architecturales. En 2025,  il soutient un doctorat partant des grottes artificielles italiennes – couvertes de stalactites et de concrétions naturelles – pour évoquer l’irréductible ancrage terrestre des bâtiments. 

Stéphanie Dadour est maitresse de conférences à l’Ensa Paris-Malaquais et co-fondatrice de l’agence Dadour de Pous Architecture.

Sa pédagogie, ses recherches et ses projets explorent les spatialités comme des lieux de relations, de négociation et de conflictualité, en questionnant la manière dont l’architecture participe à la production, à la distribution et à la transformation des rapports de pouvoir. Parmi ses publications Des voix s’élèvent. Féminismes et Architecture, The Housing Project. Discourses, ideals, models and politics in 20th c. exhibitions, (avec G. Caramellino) et 1989, hors-champ de l’architecture officielle : Liban. Elle prépare actuellement une publication autour de la notion de la rencontre en architecture.