Warmdewar
Le titre Warmdewar fait référence aux vases Dewar, récipients qui permettent de conserver la matière en la cryogénisant. L’extension de cette technologie aux êtres vivants est source de nombreux scénarios de science-fiction et ce court-métrage n’y fait pas exception. Dans ce film tourné en Islande, on voit un homme se réveiller d’une cryogénisation et déambuler dans un paysage désert où seuls des bâtiments désaffectés révèlent la trace d’une civilisation passée. Désespéré, il pousse un cri qui perce le bruit des vagues et du vent. Parmi les images incrustées dans la vidéo, on peut reconnaître la tour Ryugyong de Corée du Nord laissée inachevée après la chute de l’URSS jusqu’en 2011. L’artiste apprécie ce motif car il incarne l’inscription des utopies politiques dans les paysages. L’esthétique de ces carcasses de béton émergeant au sein de la nature sauvage confère une dimension contemplative à cette vision post-apocalyptique.
Notice rédigée par Romane Grouille dans le cadre du partenariat entre l'école du Louvre et Lafayette Anticipations-Fonds de dotation Famille Moulin.
Expositions
Galerie Michel Journiac, Paris (France)
du 04 avril au 13 avril 2013
La Galerie des Galeries, Paris (France)
du 06 oct. 2011 au 07 janv. 2012
du 04 mai au 04 juin 2010
Printemps de septembre, Toulouse (France)
du 25 sept. au 18 oct. 2009
La Galerie des Galeries, Paris (France)
du 09 oct. au 06 déc. 2008
Trinity College, University of Cambridge, Cambridge (Royaume-Uni)
du 24 juil. au 26 juil. 2008
CRAC - centre régional d'art contemporain OCCITANIE, Sète (France)
du 18 janv. au 13 mars 2008
Nicolas Moulin
Né·e en 1970 à Paris, France
Nicolas Moulin privilégie l’art vidéo et la photographie pour créer des environnements déconcertants, vides de présence humaine et seulement peuplés par les ruines de constructions modernes volumineuses. Inspirés par les récits de science-fiction de J. G. Ballard et Philip K. Dick, ces mondes désolés semblent porter la mémoire d’une utopie déchue dans une esthétique proche du romantisme allemand. À l’aide de techniques simples telles que l’incrustation vidéo, l’artiste plonge le spectateur dans des paysages familiers mais difficilement identifiables où des architectures sans âge se dressent comme seuls vestiges de la fin des temps.
Né en 1970 à Paris (France), Nicolas Moulin vit et travaille aujourd’hui à Berlin (Allemagne).