Remise en forme (X)
« Les images, pour lesquelles Éléonore False éprouve une fascination captive, proviennent rarement des magazines ou du bruit urbain qui sature la vision jusqu’à l’apathie. Son travail s’élabore à partir d’une collecte de reproductions dans les bibliothèques, des archives, des livres... La représentation du corps est souvent l’objet de sa recherche dans des domaines allant de l’anthropologie à l’Antiquité, de la ruine à la mode, de l’art à la danse. L’artiste opère des manipulations, agrandissements, décalages, incisions, découpages, évidements et achromies pour redonner vie aux images, pour les ranimer à notre étonnement en jouant sur leur situation, leurs proportions ou les perspectives qu’elles dessinent. Si le terme “collage” a pu être employé pour aborder le travail d’Éléonore False, il est insuffisant pour qualifier une pratique qui convoque bien davantage une intelligence de la sculpture. Les images occupent les lieux, les qualifient. Les fragments de corps font souvent naître un lien entre le plan et le volume, pour lequel il n’y a pas de travail de modelé ni de taille, mais un simple glissement de l’un à l’autre. » (François Quintin, extrait de "Collagiste incantatoire", Arts Magazine, Septembre 2014
Exposition
Fondation Calouste Gulbenkian, Paris (France)
du 07 mars au 24 juin 2018
Éléonore False
Né·e en 1987 à Paris, France
La pratique d’Éléonore False se situe à la croisée du glanage et de la mise en espace d’images qu’elle incise et réassemble. « Son travail s’élabore à partir d’une collecte de reproductions dans les bibliothèques, des archives, des livres... [....] Si le terme “collage” a pu être employé pour aborder le travail d’Éléonore False, il est insuffisant pour qualifier une pratique qui convoque bien davantage une intelligence de la sculpture. » (François Quintin, extrait de « Collagiste incantatoire », Arts Magazine, septembre 2014).
Née en 1987 à Paris (France), Éléonore False est diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris (2013) et de l’ENSAAMA-Olivier de Serres. Elle a été résidente à Triangle France en 2014. Elle vit et travaille à Paris.