Pharmakon
À la fois remède et poison, le pharmakon est cette substance ambivalente du soin dont il faut prendre soin, l’instrument libérateur comme outil aliénant. Il donne son nom à cette œuvre typographique sur papier qui narre la naissance du dieu Thot et de ses pouvoirs. Parmi ces derniers, « the drug of reminding » est la formule de la remémoration et de la mémoire qu’est l’écriture. De son travail en Égypte sur les vestiges d’Alexandrie, Ellie Ga a élaboré une réflexion sur l’écriture en tant qu’outil d’une archéologie de la mémoire. Elle traite également ce support du souvenir comme un vecteur de l’oubli : le mot, ce pharmakon, extériorisation et matérialisation du souvenir, serait aussi ce qui nous éloigne du savoir mémoriel et du passé intériorisés.
Ellie Ga
Né·e en 1976 à New York, États-Unis
Le travail d’Ellie Ga se développe à travers d’ambitieux projets au long cours durant lesquels l’artiste accumule de multiples éléments. Documents, photographies, objets trouvés, enregistrements sonores ou vidéographiques sont articulés au sein de différentes configurations plastiques comme l’installation, l’exposition ou la performance. Ellie Ga accorde une importance égale à différents types de récits. Elle mêle ainsi des documents et données scientifiques aux histoires qu’elle construit sur la base de ses souvenirs et de ses rencontres, rendant confuse la frontière entre réalité et fiction.
Née en 1976 à New York (États-Unis), Ellie Ga est diplômée d’un Master of Fine Arts du Hunter College de New York. Elle est co-fondatrice du collectif d’art et d’édition Ugly Duckling Presse.