L'idée de Camillo
À travers le monologue d’un mage féminin interprété par Olwen Fouéré, L’idée de Camillo s’approprie et déconstruit la théorie présentée par l’humaniste italien Giulio Camillo dans Le théâtre de la mémoire à la fin du XVIe siècle. Nourri par l’art de la mémoire de l’Antiquité, ce dernier a mis au point un système mnémonique universel sous la forme d’un théâtre dans le but d’accéder à une connaissance infinie sur le monde. Dans le film d’Aurélien Froment, le personnage introduit ce concept à travers l’entremêlement du texte de l’humaniste décrivant son projet et son interprétation par un contemporain. Entre fiction et documentaire, l’œuvre regroupe et confronte deux sources primaires pour livrer une nouvelle lecture du concept qui, loin de démontrer, joue de l’ambiguïté qui accompagne l’idée. Malgré la précision des informations communiquées par l’actrice, le système pensé par l’Italien reste abstrait et hermétique pour le spectateur. Le film a été réalisé avec le soutien du Fonds de dotation Famille Moulin pour l’exposition Il Palazzo Enciclopedico présentée au pavillon international de la 55e édition de la Biennale de Venise (2013).
Notice rédigée par Suzana Danilovic dans le cadre du partenariat entre l'école du Louvre et Lafayette Anticipations-Fonds de dotation Famille Moulin.
Expositions
Les Abattoirs - FRAC Occitanie Toulouse, Toulouse (France)
du 23 sept. 2016 au 08 janv. 2017
Heidelberger Kunstverein, Heidelberg (Allemagne)
du 24 avril au 21 juin 2015
Galerie Marcelle Alix, Paris (France)
du 19 sept. au 08 nov. 2014
Biennale de Venise, Venise (Italie)
du 01 juin au 24 nov. 2013
Aurélien Froment
Né·e en 1976 à Angers, France
Entre documentaire et fiction, la pratique protéiforme d’Aurélien Froment est traversée par les principes de narration et de mise en abyme. L’artiste multiplie les références en combinant textes, images et vidéos au sein de ses œuvres. Il investit des réalisations préexistantes, des formes et des concepts dont il analyse et déconstruit les multiples interprétations. Loin d’en tirer des conclusions univoques, Aurélien Froment cultive les zones d’ombre en jouant de l’ambiguïté qui accompagne ces idées et anime notre monde.
Né en 1976 à Angers (France), Aurélien Froment a été formé à l’École régionale des Beaux-arts de Rennes, à l’École supérieure des Beaux-arts de Nantes et à la Manchester Metropolitan University (Royaume-Uni). Lauréat du prix de la jeune création à la biennale Mulhouse 001 (2001), il a également participé aux biennales de Gwangju (2010), de Lyon (2011), de Venise (2013) et de Sydney (2014). Il vit et travaille à Édimbourg en Écosse (Royaume-Uni).