Le Belvédère
Inspirée par les cônes de perruquier qui protégeaient le visage de la poudre de riz appliquée sur les cheveux, Adélaïde Feriot en a doté les personnages de ses tableaux vivants, porteurs immobiles de ces prothèses étranges. La performance Le Belvédère (2012) est conçue pour un à quatre personnages âgés de vingt-sept ans, de même taille, de sexe masculin ou féminin. Elle débute quand l’un d’eux revêt le cône, et cesse lorsque, dans un rapport intime au temps qui passe, le personnage décide de tomber le masque. Statique, l’œuvre est « une image à soutenir », pour reprendre les termes de l’artiste, une image publiquement offerte à laquelle le personnage demeurera aveugle, une image mentale et secrète du regardeur fantasmée dans ce cône, ce prisme.
Expositions
L’Auditorium, Rezé (France)
du 15 nov. au 16 nov. 2020
Carreau du Temple, Paris (France)
du 04 févr. au 04 févr. 2016
Salon de Montrouge, Montrouge (France)
du 15 mai au 12 juin 2013
Artissima, Turin (Italie)
du 09 nov. au 11 nov. 2012
Biennale de Belleville, Paris (France)
du 22 sept. au 22 sept. 2012
Adélaïde Feriot
Né·e en 1985 à Libourne, France
Adélaïde Feriot construit des tableaux vivants au sein desquels performeurs et performeuses interagissent avec des objets faits de cire, de céramique, ou encore avec des prothèses. Ceux-ci fonctionnent tels des appendices qui viennent inhiber ou structurer le corps, introduisant une dimension perturbatrice dans le portrait tout comme la corporéité des chairs dérange l’immobilité picturale. Adélaïde Feriot explore les frontières minces entre le vivant et l’inerte, le temps et sa suspension, le moment par excellence pour examiner l’hésitation dans l’acte de ces corps devenus images.
Née en 1985 à Libourne (France), Adélaïde Feriot est diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon. Elle vit et travaille à Paris.