Il pleut by Guillaume Apollinaire
Il pleut by Guillaume Apollinaire est une installation photographique qui rassemble les textes de cinq auteurs invités par l’artiste (Amilcar Packer, Derek Beaulieu, Jacques Roubaud, Shane Anderson et Vincenzo Latronico). Ces textes leur ont été commandés dans leur langue maternelle et évoquent la pluie. L’artiste y a inséré le calligramme de Guillaume Apollinaire intitulé Il Pleut (1916). Elle l’a ensuite surligné à la peinture acrylique pour faire ressortir le dessin des gouttes qui coulent sur les écrits qu’elle a photographiés sur des fonds de différentes couleurs. Illustrant le propos du texte, le motif souligne la question de la sémantique et des images engendrées par la lecture. En en créant de nouvelles par l’orchestration d’un foisonnement de mots, les images sont déclinées à l’infini : certaines apparaissent pour les uns et disparaissent pour d’autres dans l’intimité de leurs propres représentations.
Notice rédigée par Camille Philippon dans le cadre du partenariat entre l'école du Louvre et Lafayette Anticipations-Fonds de dotation Famille Moulin.
Expositions
CRAC Alsace, Altkirch (France)
du 16 juin au 18 sept. 2016
KM - Künstlerhaus Halle für Kunst & Medien, Graz (Autriche)
du 12 mars au 29 mai 2016
ART BOOK FAIR, Berlin (Allemagne)
du 11 déc. au 13 déc. 2015
Zentrum für Künstlerpublikationen, Brême (Allemagne)
du 22 mai au 30 août 2015
Le Grand Palais, Paris (France)
du 23 oct. au 26 oct. 2014
Natalie Czech
Né·e en 1976 à Neuss, Allemagne
La pratique de Natalie Czech mêle photographie et écriture pour révéler les liens entre visible et invisible ainsi qu’entre image et texte. À cette fin, elle convoque différents personnages qui se rencontrent par l’écrit, allant de références littéraires à des invités contemporains issus du monde de la culture et guidés à l’aide de protocoles. Véritable passeuse, l’artiste utilise la répétition, qu’elle appelle « bégaiement », et l’intertextualité, qu’elle met en scène pour identifier les modes de représentation du réel dans la littérature. Réactivées par l’expérience des visiteurs, ses œuvres s’inscrivent dans différentes temporalités, du rapport direct à l’image à la durée variable de la lecture.