Dear M.
Delphine Coindet conçoit ses pièces avec un programme de dessin assisté par ordinateur, puis confie le soin de leur fabrication à des artisans spécialisés. Elle considère ses productions, formellement plutôt épurées, comme des « potentiels », des espèces de machines à produire des “relations”. Elle place ainsi le spectateur dans une position d’auteur, adoptant un point de vue proche de celui de Jacques Derrida pour qui, dans De la grammatologie (1967), l’ouvrage littéraire, une fois publié, voit son sens perpétué et augmenté par la communauté de ses lecteurs. Dear M., dont le titre contient une anagramme du terme anglais “dream”, pourrait renvoyer aussi bien au miroir qu’au mouvement, à la machine, à la manipulation, au moteur ou encore au métal, élément structurel des rêveries et des cauchemars contemporains.
© ADAGP, Paris 2015.
Expositions
Galeries Lafayette, Paris (France)
du 03 juin au 04 juin 2016
Domaine de Chamarande, Chamarande (France)
du 26 oct. 2008 au 15 févr. 2009
La Galerie des Galeries, Paris (France)
du 09 oct. au 06 déc. 2008
Evergreene, Genève (Suisse)
du 13 mars au 10 mai 2008
Delphine Coindet
Né·e en 1969 à Albertville, France
Delphine Coindet travaille sur ordinateur pour dessiner des prototypes, ou « schématisations mentales » (Philippe Régnier), puis fait appel à des artisans spécialisés pour les faire glisser du virtuel au réel. Elle manie les formes abstraites et figuratives, les matériaux de natures diverses, voire opposées dont la confrontation crée des mondes et des univers. Elle met à mal la perception des regardeurs, éveille leur imaginaire et suscite des projections mentales à travers des assemblages parfois surprenants et à leur tour bousculés par l’expérience de ceux qui les appréhendent.
Née en 1969 à Albertville (France), Delphine Coindet vit et travaille aujourd’hui à Lausanne (Suisse).